Bonjour à toutes et à tous, chers producteurs et productrices.
Je suis NABIOUWENAM Prézam Elda étudiante à l’université de Kara, et aujourd’hui je voudrai vous parler de quelques solutions simples et efficaces contre le jaunissement de nos plants de maïs et de gombo.
Dites-moi avez-vous déjà remarqué que vos plants de maïs ou de gombo deviennent jaunes avant même d’arriver à maturité ? Et que la récolte en souffre énormément ? Si oui, restez alors avec moi jusqu’à la fin, car j’ai des solutions simples et naturelles pour vous. Chaque année, dans nos champs, on observe ce même problème : les feuilles de maïs et de gombo perdent leur belle couleur verte et deviennent jaunes. Et quand cela arrive, c’est tout le rendement qui chute, parfois jusqu’à perdre toute la récolte. Ce jaunissement est parfois causé par de petits insectes : les cicadelles pour le maïs et les mouches blanches pour le gombo. Ces insectes transportent des maladies d’une plante à une autre, et c’est ce qui fait jaunir nos cultures. Ainsi, les solutions présentées ici ne sont pas une mode nouvelle, mais plutôt le retour à une sagesse ancienne ; améliorée par la science, pour lutter efficacement contre ces maladies destructrices.
La première solution est l’utilisation des semences résistantes. Il existe aujourd’hui des variétés de gombo et de maïs capables de mieux résister à ces maladies. Pour le maïs, il s’agit des variétés comme obatanpa qui signifie « mère attentionnée », cette variété est très prisée pour ses grains riches en nutriments ; comme Ikenne et Sotubaka qui est une variété populaire de maïs à grains jaunes. Pour le gombo, nous avons les variétés comme Kirikou encore appelé « gombo blanc », c’est une variété très petite et robuste. Nous avons également le gombo noir ou le gombo poilu qui est une variété longue et charnues que l’on trouve couramment dans les champs. Ces semences résistantes sont disponibles auprès des agents agricoles ou des services de semence comme l’ITRA, l’ICAT, la CAGIA.
La deuxième solution est l’utilisation du neem, cet arbre que beaucoup d’entre nous connaissent déjà. En préparant un extrait de neem et en vaporisant sur les plants, on chasse les mouches blanches et les cicadelles, sans dépenser d’argent dans des produits chimiques chers et dangereux pour la santé. En cas de forte attaque de mouches blanches, vous pouvez également utiliser une solution de savon noir liquide pour asphyxier les larves directement sous les feuilles.
La troisième solution consiste à installer des pièges jaunes. Les mouches blanches sont très attirées par la couleur jaune. En installant de simple plaques ou cartons jaunes enduits d’huile usagée ou de colle à hauteur de vos plants, vous capturez massivement ses insectes sans aucun produit chimique. C’est simple, peu coûteux et efficace.
Et enfin la quatrième solution est de nourri notre sol tout en renforçant les pratiques culturales. Un sol bien nourri, c’est la base d’une plante forte et résistante. En apportant du fumier et du compost dans vos champs, vous enrichissez le sol en micro-organismes bénéfiques qui combattent eux-mêmes les maladies des plantes. Combinez cela avec le désherbage régulier, l’arrachage immédiat des plants malades, et l’association du gombo avec du maïs ou du niébé en bordure de parcelle pour briser le cycle de colonisation des insectes nuisibles. Nos ancêtres ont toujours su qu’arracher une plante malade protège les autres, et qu’un champ propre, sans mauvaises herbes, est un champ plus sain. Ce savoir est juste, et avec les semences résistantes et le neem en plus, on peut vraiment faire la différence aujourd’hui dans nos champs.
Chers producteurs, vous avez maintenant entre les mains quatre solutions accessibles, efficaces et adaptées à nos réalités : des semences résistantes, le neem et les solutions naturelles, les pièges jaunes, et un sol bien nourri avec de bonne pratiques culturales. Je vous invite à les adopter dès cette campagne, à essayer, à observer les résultats dans vos champs, et à partager ce que vous apprenez avec vos voisins et votre communauté. Parce que c’est ensemble, en partageant nos savoirs et nos expériences, que nous protégerons nos récoltes et assurerons un avenir plus solide pour nos familles et nos communautés. Merci de votre attention et bonne saison agricole à toutes et à tous !