Promotion de techniques biologiques de production du riz sans recours aux engrais chimiques ni aux pesticides
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Bonjour chers producteurs, et productrices, bonjour à toutes celles et à tous ceux qui nous écoutent. Aujourd'hui, j'aimerais vous poser une question toute simple : et si nous pouvions produire plus de riz de meilleure qualité, dépenser moins d’argent et en même temps protéger notre santé et notre environnement ? Cette idée peut devenir une réalité lorsque les bonnes pratiques sont mises en œuvre. Je suis LAWA Binima Marceline, et je vous invite à découvrir comment les techniques biologiques peuvent transformer durablement la production du riz. Nous le savons tous : le riz est au cœur de notre alimentation. Il nourrit nos familles et constitue une importante source de revenus. Mais aujourd’hui, les producteurs font face aussi aux effets du changement climatique. Les pluies deviennent irrégulières, ce qui rend la production du riz plus difficile et augmente les risques de mauvaises récoltes. Pour faire face à ces difficultés et chercher à maintenir de bonnes récoltes, beaucoup de producteurs utilisent des engrais chimiques comme le NPK, l’urée et des pesticides ou produits chimiques de traitement des cultures. Ces produits donnent parfois de bons résultats au début. Mais, leurs utilisations excessive fatigue les sols, polluent les cours d'eau, détruisent les insectes utiles et peuvent nuire à la santé des producteurs et des consommateurs. Alors, faut-il continuer dans cette direction ? Je ne le pense pas. La nature nous offre déjà des solutions simples, efficaces et moins coûteuses. Par exemple, après la récolte, la paille de riz est souvent abandonnée. Pourtant, elle peut servir à fabriquer du compost. Mélangée avec du fumier et des feuilles de légumineuses comme les feuilles d’arachide, les feuilles de haricot, les feuilles de soja. On arrose pour que ce soit humide et on mélange régulièrement pour faire pourrir le tout avec l’air, après 8 semaines, le compost est prêt. C’est un excellent engrais organique pour nos rizières. En plus d’apporter des éléments nutritifs au sol, il l’enrichit en matière organique. Les sols riches en matière organique retiennent mieux l’eau, ce qui permet aux plants de riz de mieux faire face aux irrégularités des pluies liées au changement climatique. Une autre solution est l’azolla, une petite plante aquatique qui peut être obtenue auprès des services agricoles ou dans certains champs de riz où elle pousse. Comment l’introduire dans la rizière ? Après le repiquage du riz, déposer les petites plantes de l’azolla à la surface de l’eau dans le champ du riz. Après 7 jours, il commence à se multiplier rapidement et forme une couverture vert sur l’eau. Et à partir du 14eme jour et plus, le producteur peut ramasser l’azolla à la surface de l'eau à la main pour le mettre sous la terre auprès des plantes de riz pour qu'il libère l’azote au profit du riz après sa décomposition. Que faire pour lutter contre les punaises du riz qui attaquent les grains de riz, les foreurs de tiges qui percent les tiges des plants de riz et les assèchent, les cicadelles qui sucent la sève des plants de riz, ainsi que les chenilles qui mangent les feuilles des jeunes plants du riz ? C’est très simple, il suffit d’écraser les graines de neem, de les mélanger avec de l’eau, puis de laisser reposer. Ensuite, il faut filtrer le liquide avant de le pulvériser sur les plantes de riz tôt le matin ou dans la soirée. Répétez cela plusieurs fois pour de bons résultats. Vous pouvez faire la même chose avec les feuilles de neem pour pulvériser sur les cultures de riz contre ces ravageurs. Chers producteurs et productrices, en adoptant ces pratiques régulièrement, vous pouvez réduire vos dépenses. Vous pouvez améliorer la qualité de votre riz. Vous pouvez préserver vos terres. Vous pouvez aussi protéger l’environnement pour les générations futures. Chaque geste compte. Chaque pratique adoptée renforce la santé de vos sols. Chaque effort contribue à augmenter nos récoltes. Protégeons nos terres aujourd'hui, afin qu’elles puissent continuer à nourrir nos enfants demain.