Ça vous dit quelque chose, l'abandon des terres parce qu'il y a trop de cailloux ?

Bonjour chers parents, je suis Norbert WAMBE, étudiant à l'université de Kara, votre fils pour vous servir.

N'avez-vous pas remarqué que les gens fuient leurs terres parce que celles-ci contiennent trop de cailloux ? Ainsi, on dit souvent que la région de la Kara est assise sur un caillou, à Lassa comme dans les zones montagneuses, la remarque est frappante, dès qu'il pleut dans ces zones, le peu de sable qui était parmi ces roches quitte et l'eau le vole, cela laisse le caillou à nu, résultat, certains cultivateurs quittent la terre de leurs ancêtres pour être étrangers autre part, mais devons-nous être impuissants devant ce problème ? Et si au contraire la présence des cailloux nous favorisait ? Face à ce défi, certains agriculteurs ne sont pas restés bras croisés. Ils ont fait des cultures en terrasse où les autres ont préférés changé de localités. Ces structures sont très anciennes, faites par les ancêtres. Aujourd'hui, les structures sont vieilles et on n'en fait plus, ils dégagent plutôt les cailloux sans techniques appropriées, bien que ça dégage les terres, cela favorise le vol des terres par l'eau quand vient la pluie.

Pour mieux tirer profit de ces terres, il ne faut pas dégager les cailloux n'importe comment, il faut les organiser, alors comment faire ? Parlons en premier des zones dans lesquelles la pente n'est pas trop forte. Là, nous allons placer des cordons pierreux. Ce sont des lignes de pierres placées horizontalement face à la descente de l'eau.

Pour les réaliser, il faut juste creuser des tranchées horizontalement à l'écoulement de l'eau, loger les cailloux qu'on a ramassés dans le champ de façon serrée pour former une barrière. La distance de séparation des cordons pierreux dépend de la superficie des terres, souvent 10 m et plus. Comme ça, quand il pleut, l'eau est empêchée de circuler librement et de voler le sol, au contraire, elle reste, rentre dans le sol, favorise l'humidité et conserve la richesse du sol. Il ne faut pas oublier d'apporter du fumier ou de l'engrais vert pour corriger le déséquilibre de richesse dans le sol causé par le ramassage des cailloux.

En deuxième lieu, nous parlons des pentes plus grandes comme les montagnes. En ces lieux, la technique à adopter est la culture en terrasse. Pour la faire, on creuse des tranchées horizontalement à l'écoulement de l'eau, on met les cailloux ramassés dans le champ de façon serrée en formant des petits murets. D'un muret à un autre, on aura souvent 2 à 3 m de longueur contenant du sable sous forme de terrasse, en tenant compte de la pente, la hauteur des terrasses décroît souvent d'1 à 2 m en descendant la pente, ensuite apporter du fumier ou de l'engrais vert pour compenser le déséquilibre causé par le ramassage des cailloux. Ensuite, planter les cultures comme le pois d'angole qui renforce la stabilité des cailloux avec ses racines et est aussi une source d'alimentation. Ces structures mises en place, nous devons les entretenir pour qu'elles durent, ramener toujours les cailloux qui s'échappent souvent des rangs

Chers parents, nous devons œuvrer pour que nos montagnes ne soient plus sujet de fuite de nos localités. Nous pouvons plutôt en profiter si nous nous y prenons de la bonne manière. En mettant en pratique ces techniques citées plus haut, nous faisons de ce qui nous renvoyait, notre allié. Je vous prie d'essayer ces techniques et vous ne serez pas déçus. Redonnons vie à nos terres rocheuses et profitons de ce que la nature nous offre. Chers parents, merci pour l'écoute et que la suite vous soit favorable. ✨