Script : Compostage comme une solution durable pour réduire l’utilisation des engrais chimique

Bonjour chers parents, producteurs et productrices de notre belle région de la Kara. J’espère que vous allez bien. Je m’appelle AGOUNDA Abé. Aujourd’hui, je viens vous parler d’un secret que nous avons tous sous nos yeux, mais que nous oublions parfois. Avez-vous remarqué ? Nous mettons de l'engrais chimique dans nos champs, on dépense beaucoup d'argent, et pourtant... la fertilité de la terre reste limitée. Les rendements deviennent de plus en plus faibles. Pourquoi ? Parce que l'engrais chimique dégrade le sol peu à peu. Cependant, il existe des alternatives durables à l’utilisation des engrais chimiques. Aujourd'hui, je vous apporte la recette de l’une de ces pratiques : le compost.

Le savez-vous ? Nos parents et grands-parents utilisaient le fumier, les restes des récoltes, les feuilles et la paille pour nourrir la terre. Aujourd’hui, nous pouvons continuer cela, mais d’une manière organisée. On appelle ça le compost. Lorsqu’on met dans le sol, la terre devient plus vivante. Elle garde mieux l’eau et les plantes deviennent plus fortes.

"Mais comment fabriquer le compost ? "

Pour faire le compost, on commence par choisir un endroit, pas trop loin de la maison ou du champ, à l’ombre si possible. On met d’abord les matières sèches comme les feuilles et la paille. Puis, on ajoute d’autres déchets comme les restes de cuisine, les herbes ou le fumier (cacas d’animaux comme les bœufs) si possible. On continue à mettre les matières l’une sur l’autre pour former un tas. On ajoute un peu d’eau, juste pour garder le tas légèrement humide.

On couvre le tas avec des feuilles ou de la paille. Il faut vérifier le tas toutes les semaines. Si le tas est trop sec, on ajoute un peu d’eau. Si les matières à l’intérieur semblent froides ou humides, on mélange doucement pour que l’air passe et que tout se transforme bien. Quand on met une main ou un bâton au milieu du tas, une chaleur se dégage, c’est une bonne nouvelle ! Cela veut dire que des milliers de petits êtres invisibles sont en train de transformer nos déchets en nourriture pour le sol.

Au bout d’environ quatre semaines, le tas devient sombre et sent la terre. À ce moment, le compost est prêt à être mis sur le champ. Quand on met ce compost sur la terre, celle-ci devient plus douce. L’eau pénètre mieux et reste plus longtemps. Les plantes poussent mieux et sont plus fortes. Il faut savoir que cette méthode ne peut pas empêcher la sécheresse. Mais elle aide la terre à mieux utiliser l’eau qui tombe.

Certains de nos frères producteurs ont essayé cette méthode. En effet, Hodabolo de Kounkouyo m’a dit : "Au début je ne croyais pas trop. J’ai essayé sur une petite partie du champ. La première année je n’ai pas vu grand changement, mais la deuxième année, la terre était plus douce et les plants plus verts.”

Monsieur Diallo de Kpelouwaï a renchéri en disant : « Le compost ne peut pas empêcher la sécheresse. Mais l’eau pénètre mieux dans le sol et reste plus longtemps. Même quand la pluie est faible, les cultures résistent mieux ».

Chers parents, le compost n'est pas une charge en plus, c'est une assurance pour l'avenir. C'est transformer ce que nous jetions hier en richesse pour demain. N'essayez pas sur tout votre champ d'un coup. Commencez sur une petite partie, observez, et vous verrez la terre vous remercier. Ensemble, redonnons vie à nos sols pour que nos enfants trouvent une terre riche et généreuse.”