Mon arrivée à Minodu s’est faite à la suite du recrutement de la troisième cohorte. L’objectif de cette initiative était de travailler sur des défis rencontrés par les communautés agricoles, en produisant des contenus audio en français et en kabiyè, qui sont ensuite diffusés sur des réseaux locaux installés dans trois communautés : Tchitchao, Soumdina Haut et Lama-Saoudè. Au cours de cette expérience, j’ai eu l’opportunité de participer à plusieurs ateliers particulièrement enrichissants. L’un des plus marquants portait sur la recherche documentaire, qui consistait à réaliser une revue de la littérature afin d’identifier les solutions proposées par les travaux scientifiques aux différents problèmes agricoles. J’ai également participé à des formations sur la rédaction de scripts destinés à la conception de contenus audio, ainsi qu’à des ateliers sur l’utilisation des logiciels d’enregistrement et de traitement audio. Cette première expérience, qui a duré quatre mois, a été particulièrement enrichissante. Elle m’a permis d’approfondir mes connaissances sur le secteur agricole, de développer de nouvelles compétences techniques et d’acquérir de solides connaissances dans la production de contenus éducatifs. Durant cette période, j’ai principalement travaillé sur la thématique de la réduction des pertes post-récolte des cultures maraîchères. Une nouvelle aventure a débuté en mai, avec de nouveaux défis à relever. J’ai eu l’occasion de travailler sur les pratiques de culture en terrasses et de participer à une formation de renforcement des capacités portant sur l’enregistrement, le montage et le traitement post-production des contenus audio. Aujourd’hui, en tant que membre de l’équipe Minodu, je fais le lien entre les communautés et l’équipe technique. Cette responsabilité m’a permis de découvrir des talents que je ne soupçonnais pas, notamment mes compétences en traduction vers le kabiyè. Travailler au sein de Minodu a été une expérience humaine et professionnelle extrêmement enrichissante. Je suis fier d’avoir contribué, à travers mon travail, à apporter des solutions concrètes aux difficultés rencontrées par les agriculteurs de nos communautés et d’avoir participé à une initiative qui améliore l’accès à des connaissances agricoles utiles et adaptées aux réalités locales.