Abstract
Selon l’ONU, le changement climatique désigne les variations des températures et des conditions météorologiques sur le long terme. Cette situation prévaut dans presque tous les pays de la région y compris le Togo. La région de la Kara semble être la région la plus sensible à la variabilité et aux chocs climatiques. Cette région est dominée par les petits agriculteurs qui ne dépendent que de faible rendement agricole. Pour répondre aux effets du changement climatique, le Togo a élaboré le Plan d’Action National d’Adaptation aux changement climatiques (PANA), et des solutions scientifiques par exemple l’approche de la pratique d’irrigation. Mais beaucoup reste à faire en matière de diffusion d’information entre les organisations des secteurs du changement climatique (public et ONG) et des agriculteurs. L’objectif de ce travail est d’examiner comment les processus organisationnels autour de la génération et de la diffusion d’information sur les alertes aux risques climatiques et les réponses aux risques agissent comme un obstacle ou un catalyseur d’information pour les agriculteurs ruraux. Â l’issu de notre travail, Les mécanismes de diffusion d’information climatique dans la communauté de Lama seront connus. Les forces et faiblesses de ces mécanismes de générations d’information climatiques dans la communauté de Lama seront connues pour une agriculture durable. Afin d’aboutir à nos attentes, la méthodologie à adopter dans notre contexte est l’usage de l’outils de Services Climatologiques et Intégrés pour l’Agriculture (PICSA). Nous aurons à faire des entretiens avec des informateurs clés et une enquête par questionnaire pour interroger les organisations des secteurs du changement climatique et de l’agriculture.
Problématique
Selon l’ONU, le changement climatique désigne les variations des températures et des conditions météorologiques sur le long terme. Ces variations étaient naturelles mais depuis le début du XIXe siècle, elles résultent principalement de l’activité humaine qui produisent des gaz à effet de serre. Le changement climatique entraine une dégradation des terres sous l’effet de la chaleur et de la sécheresse. Ce dernier, expose les agriculteurs de subsistance à d’énormes défis de gestion durable des terres et la conservation des ressources naturelles en Afrique subsaharienne. Ce phénomène sera continuel et s’appliquera particulièrement au continent africain qui contribue à moins de 5% des émissions mondiales de carbone (Union Africaine, 2015). L’Afrique de l’Ouest, l’une des régions les plus pauvres subira plus les conséquences du changement climatique. Le changement climatique impose plusieurs défis dont la sécurité alimentaire qui est un défi commun et fréquent pour tous les pays africains (FAO, 2016). Cela impact le continent africain, où la population devrait doubler dans les 30 prochaines années, (Fröbel, et al., 2023).
Cette situation prévaut dans presque tous les pays de la région y compris le Togo. Les péjorations pluviométriques rendent l’agriculture togolaise très vulnérable au changement climatique. Les irrégularités saisonnières et interannuelles sont dominées par l’augmentation de la température et une forte variabilité pluviométrique. La région de la Kara présente ces difficultés climatiques (DIYANI & LONA, 2023). La carte de dégradation des terres indique les quatre régions les plus dégradés au Togo où la région de la Kara occupe le deuxième rang (PANA, 2009). Selon (PILO, 2016), la région de la Kara semble être la région la plus sensible à la variabilité et aux chocs climatiques. Selon les résultats de l’enquête (QUIBB, 2015), la région de la Kara est la troisième la plus pauvre avec une incidence de 75%. Cette région est dominée par les petits agriculteurs qui ne dépendent que de faible rendement agricole.
Pour répondre aux effets du changement climatique, le Togo a élaboré le Plan d’Action National d’Adaptation aux changement climatiques (PANA), le Mécanisme Incitatif de Financement de l’Agriculture (MIFA) et quelques approches de solutions scientifiques par exemple (PILO, Dynamics of Agricutural Productivity and Technical Efficiency in Togo : The Role of Technologie Change , 2019) pour la pratique d’irrigation. Plusieurs approches de solution ont été mise en place pour atténuer l’effet du changement climatique sur l’agriculture mais beaucoup reste à faire.
En effet, la capacité des agriculteurs à faciliter l’adoption de pratiques d’adaptation repose sur divers facteurs particulièrement le partage complet d’informations climatiques c’est-à-dire aux informations sur l’alerte aux risques climatiques et la stratégie de réponse au risques entre les multiples parties prenantes. La nature des collaborations qui existent entre les organisations des secteurs du changement climatique (public et ONG) et de l’agriculture peut influencer l’adaptation des prévisions climatiques en informations utilisables pour adapter les pratiques agricoles aux risques posés par le changement climatique. En outre le degré d’intégration des agriculteurs dans ce réseau de collaborations organisationnelles peut influencer leur accès à l’information climatique (Ofoegbu, 2020). De même l’engagement limité ou le non-engagement des agriculteurs locaux dans les activités de génération d’informations aboutit souvent à la diffusion d’informations climatiques qui ne sont pas pertinente pour le contexte des agriculteurs locaux, ce qui entrave encore davantage l’efficacité de la diffusion d’informations climatiques (Oreszczyn et al., 2010). Par ailleurs, (Mann & Berkes, 2010) ont rapporté que l’analyse de réseau peut améliorer les pratiques de gestion collaborative en permettant la génération et transmission de différents types d’informations sur les pratiques agricoles adaptatives au changement climatique. Stott et Huq (2014) ont démontré que les réseaux jouent un rôle crucial dans l’échange d’informations, ce qui se traduit par des pratiques agricoles plus résilientes. Cependant, il existe peu de littérature sur la compréhension de la manière dont les collaborations organisationnelles dans la génération et la diffusion d’informations climatiques peuvent agir comme un obstacle ou comme un catalyseur de la capacité des agriculteurs locaux à s’adapter au changement climatique dans la région de la KARA.
D’où l’importance du projet de l’adaptation des producteurs agricoles locaux aux effets du changement climatique à travers l’information dans la communauté de Lama sahoudè. Alors, nous nous posons des questions suivantes :
Q1 : Comment le réseau de collaboration facilite-t-il ou entrave-t-il l’information climatique ?
Q2 : Dans quelle mesure le réseau de collaboration favorise-t-il le flux de retour d’information des agriculteurs vers les organisations du réseau ?
OBJECTIFS ET RESULTAS ATTENDUS
L’objectif général du projet est d’examiner comment les processus organisationnels autour de la génération et de la diffusion d’information sur les alertes aux risques climatiques et les réponses aux risques agissent comme un obstacle ou un catalyseur d’information pour les agriculteurs ruraux. Plus spécifiquement, il s’agit de :
-Déterminer d’une manière participative les mécanismes de diffusion d’information climatiques dans la communauté de Lama à partir de l’outils (PICSA) et
A l’issue de ce projet :