N’KONOU Kodjo Augustin (PROJET SPECIFIQUE)
Au Togo, parmi les céréales cultivées, le maïs est considéré comme la première culture vivrière parmi tant d’autres comme le riz, le sorgho, le mil, le fonio…(Danklou, 2006) car sa culture est adaptée à tous les régions agro écologiques du pays. Du fait de leurs importances nutritionnelles et économiques afin de garantir la sécurité alimentaire et le commerce international, la filière céréalière nécessite une attention particulière durant toute la chaîne de production. La réussite de la production céréalière plus précisément le maïs nécessite non seulement une maîtrise de l’itinéraire technique mais aussi une connaissance des ravageurs liés à son cycle de production et les méthodes de gestions disponibles pour leur élimination (Oura et al., 2022). Le maïs est généralement attaqué par une multitude d’insectes ravageurs tout au long de son cycle ; on note les fontes de semis, les insectes broyeurs ou foreurs de tige, les insectes défolliateurs, les insectes qui s’attaquent aux grains à la récolte, lors de la conservation et le stockage. Tout ceci conduit parfois à la réduction du rendement, de la qualité nutritionnelle ; ainsi, il est donc nécessaire de bien conserver les récoltes contre les pertes par une bonne gestion des céréales pendant le stockage afin d’atteindre l’autosuffisance et la sécurité alimentaire (Waongo et al., 2013). Pour faire face aux dégâts occasionnés par les ravageurs sur les cultures, l’on utilise habituellement les pesticides chimiques de synthèse afin de garantir un meilleur rendement et un produit de qualité. Des études ont montré que l’utilisation des pesticides présentent un danger pour l’environnement et la santé humaine due au fait de leur toxicité et à leur effet rémanent sur les animaux et l’écosystème et des risques liées à leurs manipulation (Domaine et al., 2020). Ainsi, il est nécessaire de faire recourt aux alternatifs comme l’utilisation des huiles essentielles à propriété biocide respectueux de la santé humaine et de l’environnement, qui ont montré leur efficacité dans la protection des gains et des denrées de stock contre les ravageurs à travers plusieurs études à la place des pesticides chimiques de synthèse (Zakia et al., 2023) ;(Nadio et al., 2023) ; Abir, 2022 ; Oryzae & Castaneumherbst, 2009 ; Sup et al., 2020) afin de promouvoir une agriculture durable et résiliente face aux aléas climatiques et à la pression des ravageurs pour garantir la sécurité alimentaire et les échanges internationaux. D’où l’importance de cette étude qui est d’évaluer les effets insecticides des pastilles de biopesticide mises au point à base d’huiles essentielles d’eucalyptus (Eucalyptus globulus) et de verveine des Indes (Cymbopogon schoenanthus) sur Sitophilus zeamais et Prostephanus tuncatus.
Extraction et tests insecticides des huiles essentielles d’eucalyptus et de verveine des Indes sur *Sitophilus zeamais* et *Prostephanus tuncatus* ****
Mises au point des pastilles de biopesticide à base d’huiles essentielles d’eucalyptus et de verveine des Indes ****
Achat et lavage des bouteilles pour les tests insecticides des huiles essentielles d’Eucalyptus et de Verveine des Indes sur les insectes ravageurs.



