« Et si demain, le manque d'eau devenait la plus grande menace pour notre alimentation ? »
Cette question concerne déjà une grande partie du monde. Selon le rapport de la FAO publié en 2020 et repris par UN-Water en 2024, environ 3,2 milliards de personnes vivent dans des zones agricoles confrontées à des pénuries d'eau élevées à très élevées, dont 1,2 milliard dans des zones sévèrement touchées.
L'Afrique subsaharienne est particulièrement vulnérable. Les données du CGIAR indiquent qu'environ 95 % de la production alimentaire africaine dépend directement des pluies. Lorsque les pluies deviennent irrégulières ou insuffisantes, c'est toute la chaîne alimentaire qui est fragilisée.
Au Togo, cette réalité est déjà visible. Selon les Nations Unies au Togo, dans un article publié en septembre 2024, les changements climatiques provoquent des retards de pluie, des poches de sécheresse et une baisse de la productivité agricole. Les régions de la Kara et des Savanes figurent parmi les zones où les rendements agricoles sont particulièrement affectés.
Dans la région de la Kara, de nombreuses familles dépendent encore largement de l'agriculture pour leurs revenus et leur alimentation. Pourtant, les producteurs doivent faire face à des saisons de plus en plus imprévisibles et à une disponibilité en eau de plus en plus incertaaine.
C'est pourquoi j'ai choisi de travailler sur le défi de la pratique des cultures de plantes moins exigeantes en eau dans la région de la Kara.
Mon objectif est de promouvoir des plantes capables de produire avec moins d'eau tout en garantissant des rendements satisfaisants. Cette approche permettra non seulement de préserver les ressources hydriques, mais aussi de renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des communautés agricoles face aux changements climatiques.
Parce qu'à Kara, l'enjeu n'est plus seulement de produire davantage. L'enjeu est de produire durablement, avec les ressources dont nous disposons aujourd'hui, afin de garantir les récoltes de demain.