Durant la saison des pluies, l'objectif est de contrer l'humidité et le froid, deux facteurs qui ruinent le système immunitaire des volailles. Cela impose une isolation parfaite des bâtiments face aux infiltrations d'eau, le renouvellement fréquent d'une litière maintenue strictement sèche pour bloquer les parasites comme la coccidiose, et un chauffage d'appoint rigoureux (au charbon ou au gaz) maintenant les poussins à bonne température pour éviter les étouffements par entassement.

À ce stress climatique s'ajoute la phase critique de la post-vaccination des poussins notamment contre la maladie de Newcastle ou de Gumboro. Le vaccin, bien qu'indispensable, provoque un stress vaccinal qui affaiblit temporairement l'organisme des poussins. Si cette baisse de forme coïncide avec une pluie torrentielle ou une chute de température, ils n'ont plus la force de lutter. Pour réussir cette transition, l'éleveur doit impérativement administrer des antistress tels vitamines et oligo-éléments dans l'eau de boisson avant et après l'inoculation, tout en augmentant légèrement le chauffage de la poussinière pour compenser leur vulnérabilité. En combinant une biosécurité stricte contre les intempéries et un protocole d'accompagnement médical post-vaccinal, il devient possible de sécuriser l'investissement avicole et de maximiser le taux de survie des volailles.