Description du défi : Avantage de la maîtrise du calendrier cultural : cas du maïs

Au Togo, comme dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, l’agriculture constitue la principale source de revenus et de subsistance des ménages ruraux. Elle reste cependant fortement dépendante des conditions climatiques, notamment du régime des pluies. Cette dépendance rend les productions agricoles vulnérables aux aléas climatiques, aux retards de semis, aux périodes de sécheresse imprévues et aux excès d’humidité. Dans ce contexte, la maîtrise du calendrier cultural et surtout son respect apparaît comme un une stratégie clé pour assurer une bonne productivité agricole.

Le calendrier cultural désigne l’ensemble des opérations agricoles planifiées dans le temps, depuis la préparation du sol jusqu’à la récolte. Il tient compte des saisons, des caractéristiques agroécologiques, des variétés cultivées et des exigences spécifiques de chaque culture. Nous nous intéressons à la région de Kara qui a pour type de climat tropical avec une seule grande saison des pluies, généralement de mai à octobre. Une mauvaise planification ou organisation des activités agricoles peut entraîner une faible germination, une exposition accrue aux maladies et ravageurs, de faibles rendements et des pertes importantes. Malgré que nous n’ayons pas le pouvoir sur l’arrivé des pluies, il est important de se préparer pour éviter les risques de retard entraînant des pertes énormes.

Le maïs,cultures stratégique dans l’alimentation des populations togolaises et surtout à Kara, illustre parfaitement ce défi. Le maïs, céréale de base, est largement consommé et constitue une source essentielle d’énergie. Toutefois, cette culture est sensible aux variations climatiques. Un semis tardif du maïs peut exposer la culture à un stress hydrique, réduisant ainsi la formation des grains. Il nécessite une planification rigoureuse pour assurer une bonne croissance et un bon remplissage des grains.

Le défi réside donc dans la capacité des producteurs à maîtriser (respecter) toutes les différentes étapes du calendrier cultural, car sauter ou négliger une seule étapes peut facilement multiplier les efforts par zéro. Une fois que nous avons la chance d’avoir suffisamment la pluie, il faut respecter les étapes : moment pour le semis, sarclage au moment approprié, application adéquate des engrais, traitement phytosanitaire préventif et récolte à maturité normale. La non-maîtrise de ces étapes se traduit souvent par une baisse de rendement, une instabilité des revenus entraînant une insécurité alimentaire.

Pour le maïs, le semis doit être effectué entre début Mai et mi-Juillet, dès que les pluies deviennent régulières.

Après le semis, le champ de maïs doit être bien entretenu. Le premier sarclage se fait 15 à 21 jours après le semis. Le deuxième sarclage intervient 40 à 45 jours après le semis (si la situation oblige, sinon faire directement le binage en ce moment)

Concernant l’engrais, un engrais de fond, comme le NPK, peut être appliqué 10 à 15 jours après le semis, après le premier sarclage. Un engrais de couverture, comme l’urée, est recommandé 30 à 35 jours après le semis, juste avant la floraison. L’engrais doit toujours être appliqué sur un sol humide.

La récolte du maïs se fait entre septembre et octobre, lorsque les feuilles sont sèches et que les grains sont bien durs.