Réduction des pertes post-récolte des cultures maraîchères (tomates, poivrons et piments) à Kouméa

À Kouméa la réduction des pertes post-récolte des tomates, poivrons et piments constitue un enjeu majeur tant sur les plans économique, social qu’alimentaire. Ces cultures maraîchères représentent une source essentielle de revenus pour de nombreux ménages agricoles et jouent un rôle clé dans l’alimentation quotidienne de la population locale. Force est de constater qu’une part importante de la production est perdue après la récolte, principalement en raison de techniques de conservation inadaptées, du manque d’infrastructures de stockage et des conditions climatiques défavorables. Cette situation est aggravée par la pénurie d’eau qui limite fortement les capacités de production. Dans un contexte où les rendements sont déjà faibles et incertains. Chaque kilogramme de légumes perdu après la récolte représente un manque à gagner significatif pour les producteurs. Réduire les pertes post-récolte apparaît donc comme une stratégie essentielle pour maximiser la valeur de la production existante sans accroître la pression sur des ressources naturelles déjà rares notamment l’eau. Une conservation efficace des tomates, poivrons et piments permettrait non seulement d’allonger leur durée de commercialisation mais aussi de stabiliser les revenus des agriculteurs en réduisant les ventes précipitées à bas prix. Elle contribuerait également à améliorer la disponibilité de ces produits sur les marchés locaux, renforçant ainsi la sécurité alimentaire et l’accès à des aliments frais et nutritifs pour la population. Le choix de ce défi s’explique par son impact direct et immédiat sur les conditions de vie des producteurs de Kouméa. Pour relever ce défi j’explorerai des solutions viables, durables et appropriées visant à limiter les pertes post-récolte en tenant compte des réalités locales et en m’inspirant de pratiques adaptées au contexte africain et plus précisément togolais.