Adapter la culture du maïs face aux vers-fourreurs dans un contexte de variabilité climatique dans la région Kara
Au départ, ce travail portait sur la lutte contre le Striga, une herbe parasite qui détruit les cultures céréalières dans les zones de climat tropical soudanien. Mais au cours de nos échanges avec les producteurs de la région de la Kara, un autre problème important est apparu : les dégâts causés par les vers-fourreurs, appelés aussi foreurs de tige, sur le maïs.
Les producteurs expliquent que ces vers attaquent les plants en silence. Ils entrent dans la tige du maïs et mangent l’intérieur du plant. Les tiges deviennent faibles, les plants poussent mal et beaucoup finissent par tomber avant ou après la maturité, ce qui entraîne souvent la perte des épis et de la récolte.
Dans la région de la Kara, plusieurs producteurs observent que les attaques semblent plus fréquentes qu’avant. Les fortes chaleurs et les changements dans les saisons favorisent la multiplication des insectes et affaiblissent les plants de maïs. Ainsi, les vers-fourreurs, qui semblaient autrefois moins destructeurs, deviennent aujourd’hui un problème de plus en plus important pour la production du maïs.
Le défi consiste donc à adapter les façons de cultiver le maïs face à ces attaques, en tenant compte du climat qui change.
Pour cela, il est important de partir des connaissances des producteurs, car beaucoup utilisent déjà des pratiques utiles comme la surveillance des champs, le nettoyage des résidus ou l’utilisation de produits naturels.
Ces pratiques peuvent être renforcées par des solutions proposées par la recherche, comme le choix de variétés mieux adaptées, la rotation des cultures ou l’amélioration de la gestion des champs.
L’objectif est d’améliorer des pratiques simples, accessibles et adaptées aux réalités des producteurs, afin de mieux protéger le maïs contre les vers-fourreurs et de sécuriser durablement les récoltes et l’alimentation des familles dans la région de la Kara.
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